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Rivarol interviews Tom Sunic (in French)

November 3, 2010

Tom Sunic was recently interviewed in the French nationalist weekly magazine Rivarol. The article was entitled Serbes et Croates face à un danger biologique bien plus grave que leur récent conflit (“Serbs and Croats facing a biological danger much more serious than their recent conflict”).

* * * * *

RIVAROL (Paris), Nr. 2972, le 29 Octobre 2010

Tomislav SUNIC : « Serbes et Croates face à un danger biologique bien plus grave que leur récent conflit »

RIVAROL : Tomislav Sunic, né en 1953 à Zagreb, vous avez de 1989 à 1993 professé dans différentes universités américaines où vous enseigniez la philosophie politique et la politique des pays communistes avant de rejoindre le ministère des Affaires Étrangères croate sous la présidence de Franjo Tudjman. Polyglotte, vous avez publié de nombreux articles textes (que l’on peut trouver sur les sites internet www.tomsunic.info; doctorsunic.netfirms.com) en croate, anglais, allemand et français, dans notre revue Ecrits de Paris notamment, et vous connaissez assez bien la scène politique française pour citer des auteurs bien connus de nos lecteurs tels Pierre Vial, Hervé Ryssen ou Robert Faurisson. Vous publiez aujourd’hui La Croatie : un pays par défaut ? (1), dont le seul titre doit être une provocation pour les nationalistes croates qui font volontiers remonter leur État au Xème siècle. Voulez-vous nous dire que ce que vous entendez par identité « par défaut » ou « par procuration » et nous dire aussi comment l’ouvrage a-t-il été reçu dans votre pays natal ?

T. Sunic : On a beau, une fois la première extase nationale terminée, faire l’éloge du décisionnisme en politique, il n’en reste pas moins que toute décision politique, a priori valable, sera fatalement modifiée par des circonstances ultérieures. Et peut-être n’aboutit-on pas au pays des merveilles mais à la désillusion ou même à la catastrophe nationale. La Croatie actuelle est un pays par défaut dans la mesure où avant 1990, très peu de Croates croyaient en la possibilité d’un Etat indépendant. D’ailleurs, du point de vue du droit international, l’indépendance n’était nullement envisageable, et ne paraissait pas possible. D’ailleurs, l’Occident fut pendant 45 ans opposé à toute forme de sécessionnisme croate et il rechignait à toute idée de dissolution de la Yougoslavie – pour des raisons géopolitiques qui remontent à Versailles et Potsdam. Même le père fondateur de la nouvelle Croatie, l’ex-président, ex-communiste, ex-titiste, ex-historien révisionniste devenu anticommuniste, Franjo Tudjman n’envisageait pas en1990 la création d’un pays indépendant. Ce furent la Serbie et l’armée yougoslave qui propulsèrent la Croatie sur la mappemonde. Compte tenu de l’éparpillement des Serbes dans les Balkans, de leur peur légitime face à la confédéralisation de la Yougoslavie et à la poussée démographique des Albanais du Kosovo, le nationalisme jacobin des Serbes n’a pas tardé à déclencher une envolée du nationalisme croate – ce qui a entraîné, par suite et par défaut, la naissance de la nouvelle Croatie. À ce sujet, il faut renvoyer vos lecteurs à l’important petit livre du philosophe Alain de Benoist, Nous et les Autres, où il dissèque la nature suicidaire des petits nationalismes européens. Quoique considérée comme une blague, il est une triste vérité qui circule encore à Zagreb : « On devrait ériger un monument à Milosevic parce qu’il a aidé à fonder la nouvelle Croatie. » Peut-on être un « bon » nationaliste croate sans être antiserbe ? Malheureusement, à l’heure actuelle, je crois que non.

Cartoon from the Rivarol article

R. : Point donnant justement matière à polémique : votre relative compréhension pour les « méchants Serbes » dont vous soulignez la parenté morphologique et linguistique (que récusent beaucoup de vos compatriotes) avec les Croates. Estimez-vous également ces “monstres”, les guillemets sont de vous, victimes des terribles turbulences de la Yougoslavie post-titiste, pire bain de sang qu’ait connu l’Europe depuis la Seconde Guerre mondiale ?

T.S. : Contrairement a ce qu’on nous dit, plus les peuples se ressemblent plus ils se jalousent et détestent. Quoique grand adepte de la sociobiologie, je pense qu’il y a encore du travail à faire en matière d’étiologie des guerres civiles. Nous avons assisté à une boucherie intra-blanche lors de la guerre civile européenne de 1914 à 1945. Certes le monothéisme judéo-chrétien, avec ses retombées séculaires, a été le moteur principal du carnage entre les peuples blancs. Mais en dehors de nos incompatibles mythes nationaux, il nous reste à déchiffrer pourquoi les guerres intra-européennes sont si meurtrières. Chez les Croates et les Serbes, la dispute à propos de leur différence frise le grotesque. Dans l’optique de ces deux peuples, chacun apparaît comme le travesti de l’Un par rapport à l’Autre. Les Serbes et les Croates n’ont certes pas besoin d’interprète pour se comprendre. De surcroît, on aurait du mal à distinguer un phénotype croate qui serait différent de celui des Serbes. Certes, il y a des Croates de grande culture qui vont vous faire des exégèses sur les haplo-types croates ou bien vous parler savamment de la différence entre les vocables croates et serbes. N’empêche que les Serbes et les Croates sont deux vieux peuples européens qui vont bientôt faire face à un danger biologique autrement plus grave que leur récent conflit.

Tito, Bien plus criminel que Mladic et Karadjic

R. : Dans votre livre, vous insistez sur l’ethnocentrisme des différentes composantes ex-yougoslaves qui se sont obnubilées sur les épreuves subies en occultant par exemple le martyre concomitant des « Volksdeutsche » du Banat ou de Voïvodine et vous insistez sur une double responsabilité : celle des communistes et celle des « dictatures thalassocratiques », monde anglo-saxon et Israël, qui ont également falsifié l’histoire pour leur profit personnel. Pouvez-vous préciser ?

T.S. Votre question renvoie à la farce judicaire actuelle du Tribunal Pénal International de La Haye, où les prétendus criminels de guerre serbes et croates sont jugés. Or les récents crimes de guerre ont des antécédents bien plus graves. Les accusés serbes Ratko Mladic et Radovan Karadzic ne sont que de petits disciples du grand criminel communiste Josip Broz Tito dont les crimes en 1945 ne furent jamais ni jugés ni condamnés. On ignore en France qu’un demi-million d’Allemands de souche subirent, de 1945 à 1950, une gigantesque épuration ethnique en Yougoslavie titiste. Karadzic, Mladic et j’en passe, ont tout bonnement appliqué les principes qui furent en vigueur chez les titistes et leurs Alliés occidentaux.

Une démonisation organisée

Je trouve particulièrement grossier que les agences de voyage croates et françaises, ou bien la télévision française, montrent de la Croatie de belles images sous-titrées « un petit pays pour de grandes vacances ». En réalité et bien que la Croatie soit certes un beau coin d’Europe, c’est un pays ou chaque pierre respire la mort ; la Croatie est le plus grand cimetière de toute l’Europe. Le massacre de plusieurs centaines de milliers de soldats et de civils croates – ce que l’on appelle « Bleiburg », [NDLR. Voir l’article de Christopher Dolbeau dans la livraison de mai 2010 d’Ecrits de Paris] d’après le nom d’un petit village d’Autriche du sud – a profondément traumatisé le peuple croate. Pire, le fonds génétique croate a été totalement épuisé – au point qu’on ne peut pas comprendre les événements de 1991 à nos jours, sans se pencher au préalable sur la toponymie des champs de la mort communistes. D’ailleurs, l’ancien chéri occidental, le très libéral Eduard Benes, n’a-t-il pas indiqué le bon chemin aux futurs épurateurs balkaniques en expulsant 3,2 millions d’Allemands des Sudètes en1945, en vertu de décrets qui sont toujours en vigueur en Tchéquie ? Ceux qui portent la responsabilité de la récente guerre des Balkans ne sont ni le peuple serbe ni le peuple croate mais leurs communistes respectifs, secondés par les milieux libéraux occidentaux et par une certaine Gauche divine. Tour à tour, ceux-là ont tous démonisé les Serbes et les Croates – tout en occultant leur propre passé génocidaire durant et après la Deuxième Guerre mondiale.

La cause immédiate de la guerre meurtrière entre les Serbes et les Croates est à chercher dans les livres et les propos de feu Tudjman juste avant l’éclatement de la Yougoslavie. Il avait, en effet, osé toucher aux récits communistes et à la victimologie serbe en faisant chuter le chiffre magique et officiel de Serbes tués pendant la Deuxième Guerre mondiale par les Oustachis croates de 600.000 à 60.000, voire 6.000 ! Ces propos révisionnistes ont par suite causé une panique chez les paysans serbes de Croatie avec les conséquences que l’on connait.

Le multiracialisme, facteur de haine interraciale

R. : Vous insistez également sur l’homogénéité raciale, exceptionnelle en Europe et à laquelle vous êtes très attaché, des anciens pays de l’Est et notamment de la Croatie. Pensez-vous que cette homogénéité soit menacée par la volonté d’adhésion de votre pays à tous les rouages de la « communauté internationale », dans la mesure où l’identité historique de la Croatie est fragile ?

T.S. Aujourd’hui, le terme de race est mal vu en Occident – sauf quand on parle d’émeutes raciales bien réelles, comme celles qui ont récemment eu lieu à Grenoble ou à Los Angeles. Certes j’utilise le terme race dans un sens évolien, en me référant à « la race d’esprit », tout en sachant parfaitement bien à quelle race appartenaient les femmes sculptées par Phidias ou celles que peignait Courbet. Grace à la poigne communiste, la Croatie, comme d’ailleurs tous les pays d’Europe de l’Est, est aujourd’hui plus européenne que la France ou l’Allemagne. Le multiracialisme, qui se cache derrière l’hypocrite euphémisme du « multiculturalisme », mène à la guerre civile et à la haine interraciale. Les Serbes et les Croates, toujours immergés dans leurs victimologies conflictuelles, ignorent toujours que l’Europe occidentale a franchi depuis belle lurette le cap du Camp de Saints et que nous, les Européens, nous sommes tous menacés par une mort raciale et culturelle.

L’UE, calque hyperréelle de l’URSS

R. : Pour l’ancien dissident soviétique Boukovski, l’Union Européenne est de nature aussi totalitaire que l’était la défunte URSS et aussi funeste par son acharnement à ligoter les peuples dans le même carcan administratif, économique et surtout idéologique afin de leur ôter toute spécificité et d’en faire un troupeau soumis. Partagez-vous cette analyse ?

T.S. L’Union Européenne, c’est le calque hyperréel de l’ancien réel soviétique – si je peux emprunter quelques mots à Jean Baudrillard. Tous ces jeux de mots exotiques tels que « multiculturalisme », « communautarisme », « diversité », qui ont abouti à une sanglante débâcle en ex-Yougoslavie sont à nouveau à la mode à Bruxelles. Charles Quint ou le Savoyard Prince Eugène avaient de l’Europe unie une vision plus réelle que tous les bureaucrates incultes de Bruxelles. En observant de près la laideur des visages de cette caste infra-européenne, ses tics langagiers, sa langue de bois exprimée en mauvais français ou en « broken English », je pense à l’ancien homo sovieticus et à son Double postmoderne.

R. : Est-ce pour cela que vous êtes si sévère pour l’Establishment politique croate actuel que vous décrivez comme un ramassis d’ex-apparatchiks communistes opportunistes et corrompus ?

T.S. Bien entendu. Ce sont, sans aucune exception, d’anciens apparatchiks yougo-communistes et leur progéniture qui se sont recyclés en en clin d’œil en braves apôtres de l’occidentalisme et du capitalisme. À l’époque titiste, ils faisaient le pèlerinage obligatoire de Belgrade en passant par Moscou et La Havane. Aujourd’hui, à l’instar des anciens soixante-huitards français, ils se rendent pieusement à Washington, à Bruxelles – et bien entendu à Tel Aviv, ne serait-ce que pour obtenir un certificat de « politiquement correct ».

R. : Pendant le match pour la troisième place de la Coupe du monde 1998, j’avais été surprise d’entendre des consommateurs serbes injurier les Croates (qui avaient finalement gagné), parce qu’ils… ne marquaient pas assez de buts contre les Pays-Bas ! Et en juillet dernier, la correspondante de Libération à Belgrade évoquait le resserrement des liens culturels et surtout économiques entre la Serbie, la Croatie et la Slovénie. Ce resserrement est-il avéré ? Et, si oui, traduit-il un certain désenchantement envers l’Oncle Sam et la Grande Sœur Europe dont les pays de l’Est attendaient tant ?

T.S. Au vu du recrutement des footballeurs français dans le djebel maghrébin ou dans le Sahel sénégalais, il ne faut pas s’étonner que les sportifs serbes et croates représentent mieux une vraie européanité. Qu’on le veuille ou non, force est de constater que c’est le sport aujourd’hui qui reste le seul domaine où on peut librement exprimer son identité raciale et sa conscience nationale. Quant à l’américanolâtrie et l’américanosphère, qui véhiculent un certain complexe d’infériorité chez tous les Européens de l’Est y compris les Croates – ce mimétisme va rester fort tant que la France et l’Allemagne ne se réveilleront pas pour constituer un bloc commun et faire bouger l’Europe.

R. : Quel avenir espérez-vous raisonnablement pour la Croatie et ses voisines ?

T.S. Le même que pour la France, la Serbie, l’Allemagne et n’importe quel autre peuple européen : rejet total du capitalisme, rejet total du multiculturalisme, et prise de conscience de nos racines culturelles et biologiques européennes !

(1) La Croatie : un pays par défaut ? 256 pages avec préface de Jure Vujic, 26,00€. Collection Heartland, éd. Avatar, BP 43, F-91151 Étampes cedex ou < www.avataredtions.com >.

Source: Rivorol.

Comments

2 Responses to “Rivarol interviews Tom Sunic (in French)”

  1. johnUK on November 3rd, 2010 6:45 pm

    Google translate version.

    RIVAROL (Paris), No. 2972, October 29, 2010

    Tomislav Sunic: “Serbs and Croats against a biological threat far worse than their recent conflict”

    RIVAROL: Tomislav Sunic, born in 1953 in Zagreb, you have professed from 1989 to 1993 in various American universities where you taught political philosophy and policy of the communist countries before joining the Ministry of Foreign Affairs of Croatia under the presidency of Franjo Tudjman. Polyglot, you published numerous articles texts (which can be found on the websites http://www.tomsunic.info; doctorsunic.netfirms.com) in Croatian, English, German and French, in our journal writings, including Paris and you know enough about the French political scene for citing prominent authors of our players such as Pierre Vial, Hervé Ryssen or Robert Faurisson. You publish Croatia today: a country defaults? (1), whose only title to be a provocation to the Croatian nationalists who gladly trace their state in the tenth century. Would you say what you mean by identity “default” or “proxy” and also tell us how the book has been received in your homeland?

    T. Sunic: It was beautiful, once the first national ecstasy complete, praising the decisionism in politics, the fact remains that all policy decisions, a priori valid, will inevitably be modified by subsequent circumstances. And can we not be unsuccessful in Wonderland but to disillusionment or even national disaster. Croatia is now a default country since before 1990, very few Croats believed in the possibility of an independent state. Moreover, from the standpoint of international law, the independence was not feasible, and does not seem possible. Moreover, the West was for 45 years against any form of Croatian secessionism and balked at any idea of the dissolution of Yugoslavia – for geopolitical reasons that go back to Versailles and Potsdam. Even the founding father of the new Croatia, the former president, former communist, former Tito, a former anti-revisionist historian now, Franjo Tudjman in 1990 did not envisage the creation of an independent country. It was Serbia and the Yugoslav army in Croatia which propelled the globe. Given the scattered nature of the Serbs in the Balkans, their legitimate fear of facing the confédéralisation Yugoslavia and the growing population of Kosovo Albanians, Serbs Jacobin nationalism was soon to unleash a surge of Croatian nationalism – leading, following and by default, the birth of the new Croatia. In this regard, we must refer your readers to the important little book by the philosopher Alain de Benoist, We and the Other, where he dissects the suicidal nature of the small European nationalism. Although considered a joke, it is a sad truth that is still circulating in Zagreb: “We should erect a monument to Milosevic because he helped to found the new Croatia. “Can one be a” good “without being anti-Serb nationalist Croatian? Unfortunately, at present, I think not.

    R. : Item just giving food for controversy: on your understanding for the “bad Serbs” which you emphasize the morphological and linguistic kinship (which reject many of your compatriots) with the Croats. Do you agree these “monsters”, the quotes are from you, victims of the terrible turmoil of the post-Tito Yugoslavia, worst bloodshed ever known in Europe since the Second World War?

    TS: Contrary to what we hear, most people are more similar than they are jealous and hate. Although strong proponent of sociobiology, I think there is still work to do in terms of etiology of civil wars. We have seen an intra-white butcher at the European civil war from 1914 to 1945. While the Judeo-Christian monotheism, with its ancient impact was the main engine of the carnage among white people. But outside of our national myths inconsistent, it remains to decipher why wars within Europe are so deadly. Among Croats and Serbs, the dispute about their difference borders on the grotesque. In view of these two peoples, each appears as a transvestite in relation to the Other. Serbs and Croats certainly did not need an interpreter to understand. Moreover, it would be difficult to distinguish a Croatian phenotype is different from that of the Serbs. Certainly, there are Croats great culture that will make you exegeses on haplotypes Croatian or you speak learnedly of the difference between the words and Croatian Serbs. Still, Serbs and Croats are two old European nations that will soon face a far more serious biological threat that their recent conflict.

    Tito Although most criminal Mladic and Karadzic

    R. : In your book you emphasize different components of ethnocentrism former Yugoslavia who are obsessed about the hardships suffered by concealing such martyrdom concomitant of “ethnic Germans” of the Banat and Vojvodina or you insist on a dual responsibility: Communists and that “dictatorships thalassocratic” Anglo-Saxon world and Israel, who also falsified history for their own benefit. Can you clarify?

    TS Your question refers to the current judicial farce International Criminal Court in The Hague, where the alleged Serbian war criminals are tried and Croatian. But the recent crimes of war have a history far more serious. The Serb indictees Ratko Mladic and Radovan Karadzic are only small disciples of great criminal communist Josip Broz Tito, whose crimes in 1945 were never tried or convicted. It is not known in France half a million ethnic Germans suffered from 1945 to 1950, a massive ethnic cleansing in Yugoslavia, Tito. Karadzic, Mladic and so on, have simply applied the principles that were in force among the Western Allies and Tito.

    An organized demonization

    I find it particularly rough as Croatian travel agencies and French, or French television show of the beautiful images Croatia subtitled “a small country for a great holiday. In reality, although Croatia is certainly a beautiful part of Europe is a country where every stone breathes death, Croatia is the largest cemetery in Europe. The massacre of hundreds of thousands of Croatian soldiers and civilians – the so-called “Bleiburg” [Ed. See article by Christopher Dolbeau in the May 2010 Ecrits Paris] after the name of a small village in Austria in the south – has deeply shocked the Croatian people. Worse, the Croatian gene pool has been completely exhausted – so that one can not understand the events of 1991 to the present, without considering beforehand the names of communist killing fields. Moreover, the former darling Western, the very liberal Eduard Benes, has he not shown the right path for future Balkan cleanser, expelling 3.2 million Sudeten Germans en1945, under decrees that are still in force in the Czech Republic? Those who bear responsibility for the recent Balkan war are neither Serbs nor the Croats but their respective Communists, backed by Western liberal circles and by some divine Left. In turn, these have all demonized the Serbs and Croats – while ignoring their own genocidal past during and after the Second World War.

    The immediate cause of the deadly war between Serbs and Croats is to be found in books and about Tudjman fire just before the breakup of Yugoslavia. He had, indeed, dared to touch the stories Communists and the Serbian Victimology in dropping the magic number and official Serbs killed during the Second World War by the Croatian Ustasha from 600,000 to 60,000 or even 6000! About these revisionists have subsequently caused by panic among the peasants Croatian Serb with consequences we know.

    Multiracialism, interracial hate factor

    R. You also insist on racial homogeneity, unique in Europe and you’re very attached, former Eastern European countries including Croatia. Do you think that uniformity is threatened by the desire for membership of your country in all the workings of the “international community” to the extent that the historical identity of Croatia is fragile?

    TS Today, the term “race” is frowned upon in the West – except when it comes to real race riots like those that recently took place in Grenoble or Los Angeles. While I use the term race in a sense Volver, referring to “race mind”, knowing full well what race belonged to women sculpted by Phidias, or those that Courbet painted. Grace-fisted communist Croatia, like all the countries of Eastern Europe, today is more European than France or Germany. Multiracialism, hiding behind the hypocritical euphemism of “multiculturalism”, leads to civil war and inter-racial hatred. Serbs and Croats, still immersed in their victimology conflict, still unaware that Western Europe has long since crossed the course of the Camp of the Saints and that we Europeans, we are all threatened by a death race and culture.

    The EU, hyperreal layer of the USSR

    R. : For the former Soviet dissident Bukovsky, the European Union is also totalitarian in nature as was the defunct USSR and as fatal in its determination to bind the people in the same administrative straitjacket, especially economic and ideological order to deprive them of any specificity and to make a flock submitted. Do you agree with this analysis?

    TS The European Union, the hyperreal layer of the former Soviet reality – if I can borrow some words from Jean Baudrillard. All these exotic wordplay such as “multiculturalism”, “sectarianism”, “diversity”, which led to a bloody debacle in the former Yugoslavia are again in vogue in Brussels. Charles V or the Savoy Prince Eugene had a vision of a united Europe is more real than all the bureaucrats in Brussels uncultivated. A glance at the ugly faces of this sub-caste European language his mannerisms, his platitudes expressed in bad French, or “broken English,” I think the old homo sovieticus postmodern and its Double.

    R. : Is that why you are so critical of the Croatian political establishment now that you describe as a bunch of former communist apparatchiks and corrupt opportunist?

    T. S. Certainly. They are, without exception, former Yugoslav communist apparatchiks and their offspring that are recycled in the blink of an eye brave apostles of Occidentalism and capitalism. At that time Tito, they made the obligatory pilgrimage to Belgrade to Moscow and Havana. Today, like the old sixty-eighters French, they piously go to Washington to Brussels – and of course in Tel Aviv, even if only to obtain a certificate of “politically correct”.

    R. : During the match for third place in the 1998 World Cup, I was surprised to hear consumer abuse Serbian Croats (who eventually won), because … they did not mark enough goals against the Netherlands Netherlands! And last July, correspondent in Belgrade Liberation evoked closer cultural links between economic and especially Serbia, Croatia and Slovenia. This tightening is it found? And, if so, it reflects a certain disenchantment with Uncle Sam and Big Sister Europe whose countries of Eastern waited so much?

    TS Given the recruitment of French footballers in the Jebel Maghreb or in the Senegalese Sahel, it is no wonder that athletes are better Serb and Croat true European. Like it or not, it is clear that today’s sport remains the one area where we can freely express their racial identity and national consciousness. As for américanolâtrie and américanosphère, which convey a certain inferiority complex among all Eastern Europeans including Croats – this mimicry will remain strong as long as France and Germany do not wake up a common block and move to Europe.

    R. What future do you hope reasonably for Croatia and its neighbors?

    TS Same as for France, Serbia, Germany and any other European people: total rejection of capitalism, complete rejection of multiculturalism, and awareness of our cultural and biological roots of Europe!

    (1) Croatia: a country defaults? 256 pages with foreword by Jure Vujic, 26.00 €. Heartland Collection, ed. Avatar, BP 43, F-91151 Etampes Cedex or .

  2. xcommander on November 10th, 2010 10:51 am

    Translation of the cartoon (by Chard)
    The guy with a Kosovo shirt: “(We’re) the first European State built on an ethnic base”
    The other one with his 93* shirt: “(Let’s have) Kosovos everywhere in Europe”

    *the 93 (or Seine-Saint-Denis) is a French departement, near Paris where a lot of migrants live.

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